Chaque jour confirme la complexité de la gestion de la pandémie dans de nombreux pays. En France, l'Académie de Médecine préconise le port du masque pour tous. Aux États-Unis, les patients non assurés seront pris en charge, tandis que Donald Trump appelle à la reprise économique.
Le soir du 22 avril 2020, le bilan de l'épidémie de COVID-19 en France faisait état de 157 135 cas et 21 373 décès. Comme l'explique Ouest-France, le nombre de décès quotidiens reste élevé. La pression sur les hôpitaux s'allège toutefois progressivement : 5 218 patients en réanimation contre près de 2 000 de plus il y a deux semaines. La décrue est lente mais encourageante.
Pour freiner la propagation, l'Académie Nationale de Médecine appelle les Français à adopter le port du masque dès les sorties, même artisanal. Ne tardez pas après le 11 mai. Elle insiste sur les gestes barrières essentiels pour rompre la chaîne de transmission interhumaine et rejette toute limitation au seul transport en commun.
Aux États-Unis, la situation reste critique avec plus de 840 000 cas confirmés et 46 500 décès au 22 avril 2020, le pire bilan mondial. Selon le quotidien canadien La Presse, l'État de New York, épicentre de l'épidémie, semble avoir passé le pic. Plus de 4,5 millions de tests ont été réalisés.
ICI Radio-Canada rapporte un plan rassurant pour les plus vulnérables : l'administration Trump financera les soins des patients non assurés. Fidèle à sa ligne, le président insiste sur la nécessité de redémarrer l'économie, déléguant les décisions aux gouverneurs. Dans les États les moins touchés, les mesures de distanciation sociale sont assouplies.
En Europe, l'Italie, l'Espagne, la France et le Royaume-Uni cumulent plus de 685 000 cas et environ 85 000 décès. La Turquie alarme avec près de 100 000 cas et 2 376 décès officiels.
D'autres pays font craindre le pire, comme l'Inde (21 370 cas / 681 décès) avec ses défis sanitaires et sa surpopulation, ou le Brésil (46 182 / 2 924). L'Afrique, encore peu touchée, redoute une explosion des cas.